Syndicat ACR

Le syndicat ACR,
organise...

Conférence de presse de l'ACR :

RÉGULATION ET GESTION TECHNIQUE DES BÂTIMENTS

« LE MARCHÉ 2005 »

Novotel Chatelet les Halles (Paris le 7 avril 2006)

L'ASSOCIATION CONFORT RÉGULATION met un point d’honneur à répondre aux attentes légitimes de tous les professionnels, et leur propose, une fois de plus, une évaluation du Marché français de la Régulation et de la GTB de l’exercice qui vient de s’achever.

Les mêmes principaux domaines qu’à l’accoutumée y sont abordés :

  • Chauffage Individuel et Collectif
  • Ventilation et Climatisation
  • Gestion Technique des Bâtiments
  • Services associés à toutes ces activités

En 2002, le marché global affichait une tendance de + 1,4 % confirmée en 2003 par une tendance du même ordre de grandeur.

Mais l’année 2004, marquant une stagnation, ne confirmait pas le redémarrage.

En premier examen, l’année 2005 est plus porteuse d’optimisme avec un marché global de l’ordre de 289,6M€, ce qui correspond à une croissance de plus de 3%.

Mais la satisfaction est variable suivant les domaines et une analyse plus approfondie s’impose pour tenter de comprendre les raisons des écarts observés. A l’intérieur même de chaque domaine, se manifestent des disparités profondes suivant les types de matériels.

Seul le marché des services continue la progression observée depuis l’an 2000, malgré les quelques ralentissements qui ont suivi. Consciente de l’importance des enjeux, l’ACR accentue encore sa participation aux travaux réglementaires et normatifs, en France et en Europe.

Ses nombreuses actions actuelles et les initiatives importantes qu’elle a prévu de mettre en œuvre dans tous les domaines de l’efficacité énergétique des bâtiments sont précisées en fin de document.

  1. LA RÉGULATION
  2. LA GESTION TECHNIQUE DES BATIMENTS
  3. LES SERVICES
  4. BILAN 2005
  5. PERSPECTIVES 2006
  6. L’ACR en 2006

Consulter les archives


[retour haut]

I - LA RÉGULATION

  • En 2002, le montant total du marché de la Régulation augmentait de 3 %.
  • En 2003, une diminution de cette tendance apparaissait avec une progression de l’ordre de 1 %, uniquement due au chauffage.
  • En 2004, un marché évalué à 185,2M€ confirmait cette faiblesse, le marché total étant sauvé, cette fois, par la Climatisation.
  • En 2005, l’évaluation s’établit à 185,8M€, correspondant à une tendance infime mais positive de 0,3 %.

La Régulation du Chauffage Individuel et Collectif

  • En 2002, la croissance était de près de 3 %.
  • En 2003, la croissance se maintenait à un peu plus de 2 %.
  • En 2004, le marché affichait une régression de 3 % avec une valeur du marché de 116,2M€.
  • En 2005, la variation est faiblement positive avec une évaluation s’établissant à 116,8M€ (+0,5 %).

L’existence de disparités au sein des différentes branches du chauffage est devenue systématique et le cas particulier de la France qui continue, suivant sa logique énergétique spécifique, à utiliser le chauffage électrique, augmente encore les difficultés d’analyse.

Chaque tendance examinée se révèle relativement complexe et l’évolution structurelle que constitue la tendance à l’intégration des régulations par les constructeurs d’appareils produit des effets difficilement mesurables.

Néanmoins, nous confirmons toujours que notre part de marché dans le domaine de la Régulation et de la GTB est de plus de 80 %. Nous allons suivre avec attention dans les années suivantes la partie de l’intégration des constructeurs d’appareils.

Une collaboration entre les adhérents de l’ACR et ces constructeurs se met en place en vue du développement des marchés français de tous les équipements concourrant à l’efficacité énergétique des bâtiments.

Pour le marché 2005 de la Régulation du Chauffage, nous insisterons, une fois de plus, sur les points positifs :

Globalement, le chauffage électrique maintient, dans le résidentiel neuf, la part majoritaire qui découle logiquement des choix énergétiques français.

La tendance à l’installation d’équipements de régulation plus performants se confirme par les gestionnaires d’énergie en croissance par rapport aux programmateurs dédiés.

Cependant, le chiffre d’affaires ne reflète pas totalement cette croissance du fait de la baisse constante des prix unitaires.

En ce qui concerne les différentes catégories d’appareils :

  • Les Thermostats d’Ambiance analogiques simples constituent un marché diffus, où l’ACR est délibérément assez peu représentative. Les programmables disparaissent en OEM.
  • Les Thermostats d’Ambiance numériques simples sont majoritairement des fournitures OEM. Ceci correspond à une évolution positive des mentalités vers l’association systématique d’une régulation à tout matériel de production de chauffage et constitue un pas vers les modèles programmables plus performants.
  • Les Thermostats d’Ambiance Programmables représentent maintenant une très forte majorité, avec une confirmation du glissement vers les OEM.
  • Les ventes de Régulations en fonction de la température extérieure affichent une légère croissance en fourniture directe. La part OEM, qui demeure majoritaire, a cependant tendance à régresser.

Ce constat sera à rapprocher des tendances constatées par les constructeurs de chaudières pour leurs propres fabrications.

  • Dans le Chauffage Collectif, les régulateurs communicants constituent maintenant la quasi-totalité des ventes d’appareils.

Les crédits d’impôts accordés aux matériels de Régulation posés par des installateurs, dans l’habitat existant, viennent de voir leurs taux relevés, en même temps que ceux relatifs à d’autres matériels améliorant la performance énergétique des bâtiments.

Mais l’impact positif de ces mesures ne peut être obtenu que grâce à une large diffusion de leur contenu auprès des installateurs et, à travers eux, du grand public.

C’est pourquoi l’ACR s’est rapprochée du GFCC et d’EC2 pour concevoir et réaliser une brochure intitulée « Crédit d’impôt – Mode d’emploi » dont le succès à Interclima-Elec Home & Building justifie la réédition en cours. Elle est aussi téléchargeable sur le site de l’ACR (www.acr-regulation.com).

La Régulation de la Ventilation et de la Climatisation

Sous l’effet d’influences contradictoires, ce marché a toujours affiché des fluctuations plus ou moins cycliques :

  • En 2001 chute de 4 %.
  • En 2002 très faible croissance.
  • En 2003 stagnation du marché.
  • En 2004, une croissance inhabituelle de 5 % avait élevé le marché à un montant de 69M€. Les dramatiques événements de l’été précédent n’y étaient peut-être pas étrangers.
  • Mais il était trop tôt pour conclure que la prise de conscience était plus globale et plus durable que l’engouement immédiat pour les petits matériels à régulation intégrée.

Le marché 2005, évalué au même montant que celui de l’année précédente ramène la croissance sur deux ans à 2,5 % ce qui tempère l’optimisme sans le détruire tout à fait.

En effet, les tendances contradictoires des régulations de la climatisation constatées depuis 2002 évoluent assez positivement comme le montrent les différentes catégories d’appareils :

  • Le nombre de thermostats tout ou rien pour terminaux est en diminution ce qui tend à réduire la part de la régulation trop simpliste.
  • Dans les régulateurs préprogrammés, les modèles communicants sont en légère croissance.
  • Les régulateurs communicants pour terminaux progressent nettement.

Parmi eux, les modèles à protocole propriétaire font mieux que résister, ce qui peut surprendre si l’on oublie de constater qu’ils correspondent à des rénovations et marquent ainsi la satisfaction et la confiance des utilisateurs.

Globalement, le glissement vers des appareils plus efficaces semble enfin amorcé et tous les acteurs du génie Climatique devraient s’associer pour que l’efficacité énergétique des bâtiments connaisse une amélioration exigée maintenant par les règlements européens.

L’ACR va d’ailleurs accroître ses objectifs et ses moyens dans ce but.


[retour haut]

II - LA GESTION TECHNIQUE DES BATIMENTS

Comme dans les autres domaines, un rappel de l’historique est nécessaire :

  • En 2000, le marché de la GTB était nettement positif avec une progression de +5 %.
  • En 2001, cette tendance se tassait légèrement avec une progression de +2,1 %.
  • En 2002, la progression se maintenait à +2,5 %.
  • En 2003 on assistait à un renversement de tendance avec une diminution de plus de 3 %.
  • En 2004, le marché se maintenait à un montant évalué de 65,3M€.

L’année 2005 apporte une variation positive de 11 %, avec une évaluation du marché de la GTB s’établissant à 72,5M€.

Les rénovations de moyennes et grandes installations, présentes en proportion inhabituelle, expliquent l’ordre de grandeur surprenant de cette valeur.

Le marché n’est donc pas organiquement en forte expansion mais un optimisme prudent est cependant possible.

Parmi les constats très positifs figure la conviction des utilisateurs déjà équipés, de la nécessité et de l’efficacité des systèmes de GTB basée principalement sur leur confiance dans les constructeurs.

Pour les installations :

  • Les affaires moyennes (de 300 à 1000 points) qui représentent 40 % du marché total, sont majoritairement nouvelles.
  • Les affaires de moins de 300 points et celles de plus de 1000 points se partagent le reste, avec une certaine prépondérance pour les premières.

En ce qui concerne les appareils :

  • Le nombre d’unités locales augmente nettement, comme le chiffre d’affaires global, la plus forte croissance concernant les unités de moyenne capacité.
  • Le nombre de licences de postes centraux suit la croissance du marché, avec une légère avance des versions multipostes.
  • Les rénovations conservent souvent les actionneurs et les vannes dont l’évolution technologique est moins rapide et les durées de vie sont considérables.

Leur nombre ne suit donc pas l’augmentation du marché.

L’évolution des canaux de vente du marché de la GTB sur plusieurs années a abouti à une part réalisée avec les installateurs en Thermique de plus de 50 %.

Cette répartition, qui est en plein accord avec l’importance croissante des enjeux énergétiques, se maintient en 2005.

La part du chiffre d’affaires réalisée directement avec les utilisateurs est toujours nettement supérieure à 20 %, en particulier grâce à la rénovation.

Le savoir-faire des constructeurs pour fédérer l’ensemble des techniques de gestion des bâtiments, unanimement reconnu, ne peut qu’inciter les utilisateurs à faire appel directement à leurs compétences.


[retour haut]

III - LES SERVICES

Pour analyser l’évolution de ce marché, il convient de rappeler que les Services assurés par les membres de l’ACR sont basés principalement sur la GTB.

  • En 2000, la croissance était portée au sommet par la psychose de l’an 2000.
  • En 2001 et en 2002 on observait une régression inévitable après les efforts précédents.
  • En 2003, on assistait au retour d’une nette croissance.
  • En 2004, le marché évalué à 29.9M€ marquait la persistance de cette tendance avec une augmentation de près de 4 %.

Pour l’année 2005, le marché est évalué à 31,3M€, ce qui correspond à une croissance de 5 %.

Le marché des Services est donc pratiquement en augmentation constante depuis plusieurs années malgré les renégociations systématiques des contrats.

Un des moteurs de cette tendance est la prise de conscience des utilisateurs finaux de la rentabilité à moyen terme d’une maintenance sérieuse des matériels et des logiciels que seuls les constructeurs peuvent assurer.

L’un des rôles et non des moindres de l’ACR a été d’en convaincre les utilisateurs.

Elle s’attachera à maintenir et amplifier cette conviction, dans l’intérêt commun.


[retour haut]

IV - BILAN 2005

Si l’on examine le marché français de la Régulation et de la GTB sur un certain nombre d’années on y observe des variations dont les causes, rarement évidentes, différent d’une année à l’autre.

  • En 2000 le phénomène « an 2000 » engendrait une forte croissance.
  • En 2001 on observait un inévitable palier.
  • En 2002 et 2003 les modestes reprises constatées étaient en grande partie dues aux Services.
  • En 2004, la stagnation du marché résultait d’une augmentation du domaine de la climatisation probablement liée aux événements de 2003 et, une fois de plus, de celui des Services alors que les autres domaines régressaient.

L’année 2005 peut être considérée comme nettement positive.

En effet, si l’ensemble est nettement tiré par la GTB dont la croissance dépasse 10 % grâce à des rénovations importantes, la croissance globale s’établit à plus de 3 % du fait de la tenue convenable des autres domaines : les Services continuent leur progression, la Régulation du Chauffage est faiblement positive et celle de la Climatisation se maintient, après son résultat exceptionnel de 2004.

Mais l’ACR ne s’est jamais contentée d’observer ses domaines de marchés.

Ainsi, l’année 2005 lui a permis de participer activement à de nombreuses actions officielles et professionnelles. Nous n’en citerons que quelques-unes :

Appréciant les efforts des pouvoirs publics pour promouvoir, au moyen de crédits d’impôts significatifs, les matériels permettant des économies d’énergie, l’ACR s’est associée au GFCC et à EC2 pour réaliser un document d’information complet destiné aux professionnels et à leurs clients. Cette action s’inscrit directement dans l’esprit de ses statuts de fondation, avant le premier choc pétrolier.

Partie prenante dans l’élaboration de la RT 2005 française dans la commission Régulation et GTB auprès de la DGUHC, l’ACR a continué également à jouer un rôle actif au CEN/TC 247, instance européenne de normalisation. Dans ce domaine, elle n’a pas suivi la tendance générale au désengagement et aux restrictions de crédits et a même accru sa participation : animation du WG6, participation à plusieurs autres groupes de travail et présidence de la commission française.

D’ailleurs, deux normes européennes concernant le rôle positif, voire déterminant de la Régulation pour l’efficacité énergétique des bâtiments ont été rédigées par CENTC247/WG6 en 2005 et seront disponibles en 2006 :

  • prEN 15500, la norme des produits avec la définition des critères de performance énergétique sur laquelle est basée la Standardisation/Réglementation (RT2005 et DEPB)/Certification.
  • prEN 15232, la norme de la méthodologie des calculs pour l’efficacité énergétique des bâtiments.

Plus encore, l’ACR est à l’origine de la création des organismes européens de certification EUBAC et EUBAC Cert.

Ce double rôle lui a permis de poursuivre son action en faveur de l’indispensable harmonisation des réglementations françaises avec les normes européennes.

Suivant une tradition bien établie, l’ACR a eu l’honneur et le plaisir de recevoir le Comité Européen du CEN/TC 247 lors de sa réunion à Paris.


[retour haut]

V - PERSPECTIVES 2006

Au moment de la publication de ce communiqué, le salon Interclima – Elec Home & building 2006 est achevé.

Plusieurs représentants ACR y ont donné des conférences appréciées.

L’ACR a également eu le plaisir de participer au lancement du nouveau Manuel de la Régulation, ouvrage de R. Cyssau préparé avec les membres de l’association.

Fidèle à sa ligne de conduite, l’ACR va continuer à être active dans tous les organismes efficaces de son domaine et à susciter ceux qui pourraient faire défaut.

Ainsi l’année 2006 devrait voir la création officielle de BACnet France, à son initiative. D’ailleurs, la réunion européenne de B.I.G. Europe aurait lieu à Paris, les 12 et 13 juin 2006.

La directive européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments engendre maintenant un déploiement de tous les moyens d’économiser les énergies et d’optimiser leurs emplois.

L’ACR est déterminée à se doter de moyens lui permettant d’élargir le rôle d’acteur efficace qu’elle joue depuis plus de trente ans dans le domaine de l’Automation, de la Climatique et de la Régulation.

Changements de structure, partenariats, fédération avec d’autres organismes complémentaires, font l’objet d’études approfondies.

En 2006, trente quatre ans après sa création, l’ACR est dans la force de l’âge ; elle va maintenant élargir son champ d’action pour faire profiter le maximum de partenaires de son expérience inégalée et de son potentiel.

Si, grâce à ces partenariats, la devise de l’ACR :

« A CHAQUE ÉQUIPEMENT sa RÉGULATION, A CHAQUE BÂTIMENT sa GTB »
devient la conviction de chaque acteur de l’efficacité énergétique des bâtiments,
tous les progrès en matière d’équipements performants se concrétiseront dans un proche avenir.


[retour haut]

Contacts | ©2009 Syndicat ACR