Syndicat ACR

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Conférence de presse de l'ACR :

RÉGULATION ET GESTION TECHNIQUE DES BÂTIMENTS

« LE MARCHÉ 2004 »

Novotel Chatelet les Halles (Paris le 25 mars 2005)

L'ASSOCIATION CONFORT RÉGULATION, répond aux attentes légitimes de tous les observateurs spécialisés, et propose, comme chaque année, une évaluation du Marché français de la Régulation et de la GTB de l'exercice écoulé.

Celle-ci se répartit dans les principaux domaines habituels :

  • Chauffage Individuel et Collectif
  • Ventilation et Climatisation
  • Gestion Technique des Bâtiments
  • Services associés à toutes ces activités

En 2002, le marché global affichait une tendance de +1,4 %, jugée encourageante.

En 2003, ce marché présentait de nouveau une tendance du même ordre de grandeur et l'année 2004 devait démontrer s’il s’agissait ou non d’un redémarrage.

Après un premier examen, l’année 2004 ne confirme pas cette tendance puisque le marché global, proche de 280 millions d’euros, est identique à celui de l’année passée, à la précision des évaluations près.

L’analyse plus approfondie de ce marché va révéler, plus que jamais, des écarts très marqués entre les différents domaines et parmi les matériels qui s’y rattachent.

Seul le marché des services continue sa progression.

Consciente de l’importance des enjeux, l’ACR a encore accru son implication dans les travaux du CEN/TC 247 dont elle assure maintenant la présidence de la commission française, tout en continuant à animer des groupes de travail.

I - LA RÉGULATION

  • En 2002, le montant total du marché de la Régulation augmentait de 3 %.
  • En 2003, une diminution de cette tendance apparaissait avec une progression d’à peine plus de 1 %, uniquement due au chauffage.
  • En 2004, un marché évalué à 185,2 millions d’euros confirme cette faible diminution tout en réservant quelques surprises non dénuées d’intérêt.

La Régulation du Chauffage Individuel et Collectif

  • En 2002, la croissance était de près de 3 %
  • En 2003, la croissance se maintenait à un peu plus de 2 %
  • En 2004, le marché affiche une régression de 3 % avec une valeur du marché de 116,2 millions d’euros

Plus que jamais, les évolutions des différentes branches de ce marché présentent d’importantes disparités qui traduisent fréquemment des évolutions structurelles comme la tendance à l’intégration des régulations par les constructeurs d’appareils. Dans ce cas la visibilité des ventes OEM s’avère de plus en plus limitée chez les constructeurs internationaux qui concluent des marchés de fourniture directe échappant aux filiales françaises.

Les constructeurs d’émetteurs électriques et de chaudières réalisent de plus en plus fréquemment une partie non négligeable de leurs équipements de régulation, rendant les véritables tendances plus difficiles à déceler.

Une collaboration entre les adhérents de l’ACR et ces constructeurs pourrait se révéler bénéfique pour le développement des marchés français de tous les équipements concourrant à l’efficacité énergétique des bâtiments.

Pour le marché 2004 de la régulation du chauffage, nous insisterons particulièrement sur les points encourageants :

Alors que les ventes d’appareils simples de régulation du chauffage électrique régressent, les matériels qui permettent une meilleure maîtrise énergétique (gestionnaires d’énergie à fonction multiples et, à un moindre degré, indicateurs de consommation) affichent des croissances en volume très intéressantes. Au moment du désengagement obligé d’EDF, ce constat est très encourageant.

La baisse constante des prix unitaires, ne nous permet pas d’espérer de nettes améliorations des chiffres d’affaires.

En ce qui concerne les différentes catégories d’appareils :

  • Les Thermostats d’Ambiance Programmables numériques représentent maintenant 90 % des ventes d’ensemble. Dans les circuits de distribution, le pourcentage est passé de 75 à 84 %.
  • Les ventes de régulations en fonction de la température extérieure affichent une forte croissance par le canal des constructeurs.

Deux tendances à l’installation de matériels performants mises en évidence en 2002 ne s’étaient que partiellement confirmées en 2003.

Un nouvel examen conduit à préciser leur évolution comme suit :

  • Dans le domaine du chauffage électrique, les « gestionnaires d’énergie », qui tendaient d’abord à éliminer les appareils plus simples étaient battus en brèche par les appareils à deux fonctions.
    Malgré une conjoncture peu favorable, l’année 2004 confirme la tendance initiale avec une croissance en volume de près de 30 %.
  • Quant au chauffage à eau chaude collectif, les régulateurs communicants ne se contentent pas de continuer à représenter la plus grande part des ventes, ils marquent une progression en volume de plus de 20 %.

Des crédits d’impôts continuent à être accordés aux matériels de régulation posés par des installateurs, dans l’habitat existant. Le taux de déduction et les plafonds viennent même d’être relevés. Mais ces mesures n’ont pas encore une notoriété suffisante.

Un partenariat de l’ACR avec les Pouvoirs publics pour en assurer une très large diffusion serait bénéfique aux usagers comme à la collectivité toujours à la recherche d’économies d’énergie.

La Régulation de la Ventilation et de la Climatisation

Soumis, plus que tout autre, à des influences contradictoires, ce marché a affiché des fluctuations qu’il n’est pas inutile de rappeler :

  • En 2001 chute de 4 %
  • En 2002 très faible croissance.
  • En 2003 stagnation du marché.
  • En 2004, une croissance inhabituelle de 5 % amène le marché à un montant de 69 millions d’euros. Les dramatiques événements de l’été précédent ont peut-être déclenché une prise de conscience plus globale et plus durable que l’engouement immédiat pour les petits matériels à régulation intégrée.

L’éventuelle confirmation devrait intervenir l’année prochaine.

Il convient aussi de réexaminer les constats de 2002 et 2003 sur les tendances contradictoires des régulations de la climatisation :

  • La recherche des meilleures performances par des régulateurs efficaces, de préférence communicants se maintient sans toutefois se développer.
    Parmi eux les appareils à protocole ouvert régressent, alors les autres affichent une croissance.
    Quelle réalité recouvre un tel constat : un regain de confiance dans les constructeurs ? Des difficultés de mise en œuvre effective des protocoles ouverts par des intervenants extérieurs ?
  • L’autre façon de procéder, consistant à concevoir des installations réduites au strict minimum et à faire appel à des régulations de terminaux simplistes, fait plus que se maintenir. Les signes d’amélioration décelés en 2003 sont loin de s’amplifier.
    L’obligation accrue d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, permettra peut-être à de plus saines conceptions des intérêts à moyen terme de s’imposer sur le marché français.

II - LA GESTION TECHNIQUE DES BATIMENTS

  • En 2000, le marché de la GTB était nettement positif avec une progression de +5 %.
  • En 2001, cette tendance s’est légèrement tassée avec une progression de +2,1 %.
  • En 2002, la progression se maintenait à +2,5 %.
  • En 2003 on assiste à un renversement de situation avec une diminution de plus de 3 %.
  • En 2004, le marché se maintient avec un montant évalué à 65,3 millions d’euros.

Cependant, les différents postes inclus dans ce marché évoluent de façons très différentes :

- La valeur globale du matériel croît de plus de 5 % pour une augmentation du nombre d’unité de traitement local de près de 20 %
- Les prix des fonctions en baisse constante masque une nette tendance à la croissance.
- Le montant des prestations chute de 13 %, en partie du fait d’une simplicité de mise en œuvre toujours plus grande des matériels et systèmes.

L’examen de l’évolution de la répartition du marché de la GTB sur plusieurs années montre une nette croissance de la part réalisée avec les installateurs en Thermique.

Cette tendance est en plein accord avec l’importance croissante des enjeux énergétiques.

La compétence en Thermique confirme donc légitimement sa part prépondérante dans le métier de la Gestion Technique des Bâtiments.

Quelle que soit la catégorie d'affaire, les constructeurs possèdent actuellement la capacité et la maîtrise de fédérer l'ensemble des techniques du bâtiment.

III - LES SERVICES

  • En 2000, la croissance est au sommet.
  • En 2001 et en 2002 on observe une nette régression.
  • En 2003, on assistait à un retour d’une nette croissance.
  • En 2004, le marché évalué à 29,9 millions d’euros marque la persistance de cette tendance avec une augmentation de près de 4 %.

Pour analyser ces variations, il convient de rappeler que les services assurés par les membres de l’ACR sont basés principalement sur la GTB.

Ils évoluent donc, avec un décalage compréhensible, par rapport aux augmentations successives du marché de la GTB au cours des années précédentes.

La permanence de la confiance des clients vis à vis des constructeurs leur permet d’en être les premiers bénéficiaires.

Il semble se confirmer que l’on compte dans cette augmentation, une prise de conscience des utilisateurs finaux quant à la rentabilité à moyen terme de la maintenance sérieuse des matériels et des logiciels, que seuls les constructeurs peuvent assurer.

L’un des rôles et non des moindres de l’ACR est d’en convaincre les utilisateurs finaux.

IV - BILAN 2004

Le marché français de la Régulation et de la GTB est soumis à de multiples influences, parfois contradictoires. Il en résulte des variations dont les causes sont rarement évidentes.

  • En 2000 on a constaté une forte croissance.
  • En 2001 on a observé un palier.
  • En 2002 et 2003 les reprises modérées incitaient plus à la réserve qu’à l’optimisme d’autant plus qu’elles étaient en partie dues à la seule reprise du marché des services.
  • En 2004, la stagnation du marché confirme la nécessité d’une certaine réserve dans les conclusions car les constituants du marché global sont loin d’évoluer de la même manière.

Deux d’entre eux seulement permettent, cette année, d’afficher un optimisme prudent :

- La régulation de la climatisation cesse d’osciller, autour du même montant en dégageant une croissance de plus de 5 %. Les événements de l’été 2003 ont peut-être contribué à redonner à la climatisation une part de l’intérêt qu’elle mérite.
- L’optimisme qui devrait logiquement accompagner ce retour à la croissance est tempéré par l’absence de confirmation du glissement vers des régulations plus performantes détecté en 2003.
- Le marché des services, associés à la régulation et surtout à la GTB, augmente encore de 4 %, confirmant ainsi la reprise très nette, bien supérieure à 10 %, constatée l’année précédente.

Parmi les faits relatifs à l’année 2004, on peut encore relever que :

- Les « Gestionnaires d’énergie » confirment l’orientation du chauffage électrique vers un haut niveau de performances, malgré une conjoncture peu favorable.
- La tendance à l’incorporation des régulations par les constructeurs d’émetteurs électriques et de chaudières se renforce, qu’elles soient fournies en OEM par des membres de l’ACR, ou réalisées par les incorporateurs eux-mêmes.

La visibilité du marché de la régulation du chauffage en est momentanément affaiblie, mais des contacts prometteurs devraient permettre de retrouver une meilleure perception, dans l’intérêt bien compris de chacun.

V - PERSPECTIVES 2005

La directive européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments est destinée à provoquer un déploiement de tous les moyens d’économiser l’énergie et d’optimiser son emploi.

L’ACR est attentive à confirmer dans ce domaine le rôle d’acteur efficace qu’elle joue depuis plus de trente ans.

Toutefois, cette efficacité ne doit pas être acquise au détriment de la satisfaction des usagers. C’est pourquoi l’association s’emploie à promouvoir tout ce qui peut contribuer à l’augmentation du confort et de la sûreté d’usage des bâtiments. Tous ses adhérents proposent des solutions innovantes dans ce sens.

Compte tenu de l’importance des enjeux, l’ACR n’a pas suivi la tendance générale au désengagement et aux restrictions de crédits relatifs au CEN/TC 247, instance européenne de normalisation et a même accru sa participation dans le fonctionnement de la commission française dont elle assure la présidence.

Elle poursuivra en 2005 cet effort indispensable dont l’intérêt dépasse largement le cadre de ses adhérents.

Comme à l’accoutumée, elle accueillera la commission européenne lors de sa réunion à Paris en cours d’année.

Ces efforts ne diminueront pas pour autant l’implication de ses représentants comme animateurs ou participants aux groupes de travail.

L’ACR prolongera ainsi ses actions en faveur de l’indispensable harmonisation des réglementations françaises avec celles de l’Europe.

L’ACR, qui continue à rassembler les acteurs les plus compétents des marchés de la régulation et de la GTB, est prête également à ouvrir tout dialogue qui pourrait conduire à un accroissement d’efficacité dans les domaines du Confort et de la sûreté d’usage des bâtiments.

L’ACR en 2005

Au cours de son Assemblée Générale du 2 février 2005, l’Association Confort Régulation a procédé à l’élection de son bureau pour l'année en cours :

Président M. Jérôme Bourgeon Siemens
Vice-présidents M. Loïc HEUZE Delta Dore
M. Jacques LEMERCIER Hager-Flash
M. Frédéric ROUGE Danfoss
M. Florian Perrois Invensys - Satchwell
Trésorier M. Jean-Michel BASSEUR Sauter
Délégué Général M. Bernard GONIEAUX

M. Jérôme BOURGEON,
président de L'ACR

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