Syndicat ACR

Le syndicat ACR,
organise...

RÉGULATION
ET GESTION TECHNIQUE DES BÂTIMENTS

" LE MARCHÉ 2003 "

L'ASSOCIATION CONFORT RÉGULATION, fidèle à l’une de ses plus anciennes traditions, a évalué le Marché français de la Régulation et de la GTB de l’exercice écoulé, dans ses principaux domaines :

  • Chauffage Individuel et Collectif
  • Ventilation et la Climatisation
  • Gestion Technique des Bâtiments
  • Services associés à toutes ces activités

En 2002, le marché global affichait une tendance de +1,4 %, que la profession voulait bien juger encourageante.

En 2003, ce marché est évalué à près de 280 millions d’euros, ce qui correspond à une tendance de +1,3 %, du même ordre de grandeur que celle de l’an passé. L’année 2004 montrera s’il s’agit d’un redémarrage ou d’un phénomène marginal.

Ces conclusions d’ensemble ne peuvent évidemment pas être appliquées à chacun des domaines qui révèlent, une fois de plus, des disparités entre eux et même parfois, à l’intérieur de chacun, des variations opposées, suivant les matériels et leur destination.

En particulier le marché des services assure, à lui seul, la totalité de la tendance positive du marché global.

La société Dungs, qui a renoncé à développer une activité de régulation en France a logiquement quitté l’association.

Fidèle à sa politique d’action, l’ACR s’implique de plus en plus dans les travaux du CEN/TC 247 en animant des groupes de travail ou en y participant.

I - LA RÉGULATION

En 2002, le montant total du marché de la Régulation était estimé à 183,2 millions d’euros soit une augmentation de 3 % par rapport à l’année précédente.

L’année 2003 voit la tendance se tasser avec un montant de 185,5 millions d’euros qui correspond à une progression d’un peu plus de 1%, uniquement due au chauffage.

La Régulation du Chauffage Individuel et Collectif

L’année 2002 avait affiché une croissance de près de 3%.

Avec un montant de 119,8 millions d’euros, le marché 2003, en croissance d’un peu plus de 2%, permet seulement d’espérer que la tendance positive va se poursuivre dans les années à venir.

Les évolutions des différentes branches de ce marché montrent d’importantes disparités :

Dans l’ensemble, cette faible croissance du marché de la Régulation du Chauffage demeure, comme en 2002, le résultat d’une augmentation dans le domaine électrique associée, cette fois-ci, à un palier du secteur eau chaude qui donne quelques espoirs de reprise.

Mais le domaine électrique lui-même va tendre à se stabiliser en raison du désengagement obligé de l’EDF.

Certaines croissances des ventes d’appareils pourraient inciter à l’optimisme quant à l’avenir de la régulation mais il ne faut pas en attendre de nettes améliorations des chiffres d’affaires en raison de la baisse constante des prix unitaires.

En ce qui concerne les différentes catégories d’appareils :

  • Les Thermostats d’Ambiance Programmables électroniques l’emportent très nettement sur les analogiques qui se maintiennent cependant autour de 25% des ventes par les distributeurs.
  • Les ventes aux constructeurs, en nette reprise, voient le type électronique afficher maintenant une supériorité absolue.
  • Les ventes de régulations en fonction de la température extérieure affichent une nette croissance essentiellement par le canal des constructeurs.

Deux tendances à l’installation de matériels performants avaient été mises en évidence en 2002 ; elles ne se confirment que partiellement en 2003 :

  • Dans le domaine du chauffage électrique, les " gestionnaires d’énergie ", tendaient à éliminer les appareils plus simples. Mais les modèles à deux fonctions seulement, tirent déjà le niveau d’équipement vers le bas et la disparition des primes EDF va accentuer ce phénomène.
  • Pour le chauffage à eau chaude collectif, les régulateurs communicants représentent actuellement plus de 90 % des ventes ; il sera bientôt impensable d’installer d’autres matériels.
  • Les crédits d’impôts, qui continuent à être accordés aux matériels de régulation posés par des installateurs, dans l’habitat existant, constituent une reconnaissance de leur potentiel d’économies d’énergie et une incitation non négligeable pour les utilisateurs.

Le salon Interclima 2004 constituera une excellente occasion de vérifier si les professionnels possèdent tous les éléments nécessaires pour utiliser au mieux cette incitation fiscale.

La Régulation de la Ventilation et de la Climatisation

Le montant estimé pour ce domaine est proche de 66 millions d’euros, comme en 2002, avec une tendance à se situer légèrement en dessous.

La modeste croissance de l’année passée ne s’est donc pas poursuivie et la chute de 4% enregistrée en 2001 pèse encore sur un marché qui n’en finit pas d’osciller autour du même montant.

Certains pourront s’étonner que les événements de l’été n’aient pas eu un effet positif sur ce marché. En réalité, ceux-ci ont profité, dans l’immédiat, à des systèmes concernant le résidentiel et le petit tertiaire, dont les régulations sont presque exclusivement intégrées et sortent donc du cadre de notre étude.

Ce sont les résultats des années à venir qui montreront si les difficultés, telles que celles de l’été 2003, sont de nature à aider au développement de toutes les branches de la climatisation et des régulations associées.

Comment ont évolué les constats de 2002 sur les tendances contradictoires des régulations de la climatisation ?

  • La recherche des meilleures performances par des régulateurs efficaces, de préférence communicants, à protocole ouvert se maintient.
    En effet, la régression du nombre total d’appareils concerne essentiellement les appareils non communicants qui ne représentant plus que 15 % du total.
    Pour les autres, les modèles à protocole ouvert sont les seuls a afficher une légère croissance.
  • L’autre façon de procéder, consistant à concevoir des installations réduites au strict minimum et à faire appel à des régulations de terminaux simplistes, perdure malheureusement, même si certains signes d’amélioration sont perceptibles.
    Seuls des bilans objectifs à moyen terme pourront déclencher une prise de conscience salutaire ; la législation européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments pourrait accélérer le retour à de plus saines conceptions.

Par ailleurs, la répartition des appareils entre la régulation de Climatisation et la GTB continue à évoluer au bénéfice de celle-ci, dans les petites et moyennes affaires.

II - LA GESTION TECHNIQUE DES BATIMENTS

La tendance positive du marché de la GTB  : + 5% en 2000, +2,1% en 2001 et +2,5 % en 2002 ne se maintient pas en 2003 puisqu’il est estimé cette année à 65,6 millions d’euros, ce qui correspond à une diminution de plus de 3%.

  • Le pourcentage du nombre d’installations de moins de 300 points augmente nettement, ce qui tire le chiffre d’affaires global vers le bas.
  • Les affaires de 300 à 1000 points augmentent encore en nombre mais leur valeur moyenne accuse une certaine diminution. Le chiffre d’affaires correspondant continue cependant à être voisin de 35% du marché.
  • Les affaires de plus de 1000 points diminuent plus nettement qu’en 2002, en nombre et en part du chiffre d’affaires total.

Dans toutes les catégories d’affaires, la capacité des constructeurs à fédérer les différents lots techniques des Bâtiment est maintenant un fait acquis.

III - LES SERVICES

La croissance dont l’an 2000 marquait le sommet avait été suivie, en 2001 et 2002, d’une nette régression.

L’année 2003, avec un montant évalué à 28,8 millions d’euros, voit revenir une nette croissance dont la valeur atteint 14%.

Basés principalement sur la GTB, les services profitent, avec un décalage compréhensible, des augmentations du marché de celle-ci au cours des années précédentes. Un regain de confiance des clients permet aux constructeurs d’en être les premiers bénéficiaires. Par ailleurs, il n’est pas impossible qu’il entre aussi dans cette augmentation, une prise de conscience des utilisateurs finaux de la rentabilité à moyen terme de la maintenance sérieuse des matériels et des logiciels, que seuls les constructeurs peuvent assurer.

L’ACR continuera à s’employer à démontrer que le véritable intérêt des clients réside dans cette conception.

IV - BILAN 2003

Avec une croissance en l’an 2000, un palier en 2001 et une reprise modérée en 2002, le marché français de la Régulation et de la GTB incitait plus à la réserve qu’à l’optimisme.

La modestie de la croissance estimée pour 2003 vient justifier cette réserve, d’autant plus qu’elle est due, pour une part importante, aux services alors que ceux-ci tiraient le résultat de 2002 vers le bas.

Seule la régulation du chauffage poursuit à petits pas une modeste mais régulière croissance alors que le domaine électrique amorce une régression.

La régulation de la climatisation continue à osciller, sous des influences contradictoires, autour du même ordre de grandeur.

La GTB, qui nous a habitués à un parcours chaotique, marque tout de même, sur une période assez longue, une tendance à la croissance.

On peut cependant constater des faits positifs pour 2003 :

En Chauffage résidentiel individuel :

  • La forte croissance des Thermostats d’Ambiance Programmables électroniques vendus aux constructeurs diminue seulement, sans l’annuler, celle des autres canaux de vente.
  • Un constat identique peut être fait pour les régulations en fonction de la température extérieure.
  • La Progression des gestionnaires d’énergie électrique, appareils multifonctions assurant la programmation, le délestage et la gestion tarifaire, continue encore sur la lancée, pour les modèles les plus simples, même si l’avenir n’est plus tellement prometteur.

En Chauffage résidentiel collectif :

  • La victoire des régulateurs communicants est quasi définitive.

En Résidentiel individuel et collectif : 

  • Les crédits d’impôts pour les matériels de régulation du chauffage et de l’eau chaude sanitaire devraient finir par influencer favorablement l’équipement des bâtiments existants.

L’ACR ne peut que se réjouir de tout ce qui aide les usagers à prendre conscience que l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiment est une nécessité chaque jour plus impérieuse. Dans son domaine, elle travaille dans ce sens depuis sa fondation en 1972.

Climatisation : Régulation pour terminaux 

La part importante des solutions communicantes, particulièrement à protocole ouvert, se maintient, à défaut de s’étendre ; elle devrait finir par faire glisser le marché vers des installations de qualité.

V - PERSPECTIVES 2004

La directive européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments va provoquer un déploiement de tous les moyens d’économiser l’énergie et d’optimiser son emploi ; l’ACR confirmera son rôle d’acteur efficace qu’elle joue depuis plus de trente ans dans ce domaine.

Mais cette efficacité ne devra pas être acquise au détriment de la satisfaction des usagers. C’est pourquoi l’association s’emploiera à promouvoir tout ce qui peut augmenter le confort et la sûreté d’usage des bâtiments. Tous ses adhérents sont prêts à offrir des solutions innovantes dans ce sens.

En une période où la tendance est plutôt au désengagement et aux restrictions de crédits, l’ACR envisage d’augmenter sa contribution au fonctionnement des instances françaises auprès du CEN/TC 247 et l’implication de ses représentants comme animateurs ou participants aux groupes de travail dans les deux domaines de la régulation et de la GTB.

L’ACR aura ainsi tous les éléments nécessaires pour œuvrer à l’indispensable harmonisation des réglementations françaises avec celles de l’Europe.

Créée en 1972, l’Association Confort Régulation a pour mission de promouvoir les technologies liées à la Régulation Thermique et à la Gestion Technique des Bâtiments en cohérence avec la politique énergétique des pouvoirs publics.

Dans cette optique, l’ACR rassemble les acteurs les plus compétents du marché correspondant. Les 13 constructeurs qui y adhérent actuellement représentent plus de 80% de ce marché. Chacun apporte sa qualification spécifique et sa compétence technique pour garantir la réussite des actions programmées en commun.

Exemples d’actions de l’ACR

L’Association Confort Régulation publie chaque année une analyse complète et détaillée du marché français de la Régulation.

L’Association entretient des rapports suivis avec les pouvoirs publics qui la sollicitent pour la rédaction et la mise en forme des textes, documents, normes et données économiques, élaborés sous leur responsabilité.

Cette collaboration s’étend également aux instances européennes, en particulier au CEN/TC 247 dont plusieurs groupes spécialisés sont animés par des membres de l’Association.

L’ACR a eu plusieurs fois l’honneur de recevoir à Paris les membres de ce comité réunis en commission plénière. Elle assure également les liaisons avec les organisations professionnelles influentes, pour obtenir de leurs adhérents toute l’attention nécessaire à la meilleure utilisation des produits et services de ses membres.

L’ACR contribue à la formation des professionnels chargés du choix, de la mise en œuvre et de la maintenance des matériels et des systèmes assurant la commande et l’automatisation des bâtiments résidentiels et tertiaires.

Elle favorise parmi ses membres le respect d’une déontologie commerciale qui garantit à la clientèle une qualité et un service sans faille.

L’ACR en 2004

Au cours de son assemblée générale du 21 janvier 2004, l’Association Confort Régulation a procédé à l’élection de son bureau pour l'année 2004 : 

Président : M. Jean-Claude Perez (Siemens) 

Vice-présidents : M. Loïc HEUZE (Delta Dore), M. Jacques LEMERCIER (Hager-Flash), M. Frédéric ROUGE (Danfoss)

Trésorier : M. Jean-Michel BASSEUR (Sauter)

Délégué Général : M. Bernard GONIEAUX

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