RÉGULATION ET GESTION TECHNIQUE DES BÂTIMENTS
« LE MARCHÉ 2002 »
Chaque année, l'ASSOCIATION CONFORT RÉGULATION évalue le Marché français de la Régulation et de la GTB de l’exercice écoulé, dans ses différents domaines :
- Chauffage Individuel et Collectif
- Régulation de la Ventilation et de la Climatisation
- Gestion Technique des Bâtiments
- Services associés à toutes ces activités
En 2001, ce marché marquait un palier, avec une légère tendance à la baisse par rapport à 2000.
En 2002, le marché global est évalué à 276,5 millions d’euros, ce qui correspond à une tendance de +1,4 %, valeur non négligeable, à défaut de révéler une véritable croissance.
Un examen plus détaillé montre que ce résultat global recouvre des disparités entre les différents domaines et même, à l’intérieur de chacun, des variations opposées suivant les matériels et leur destination.
Depuis son assemblée générale de janvier 2003, l’ACR compte parmi ses membres un nouvel adhérent, la société Invensys-Satchwell.
I - LA RÉGULATION
En 2001, le montant total du marché de la Régulation était estimé à 178,1 millions d’euros, soit une progression quasi nulle par rapport à l’année précédente.
L’année 2002, avec un montant de 183,2 millions d’euros qui correspond à une augmentation d’un peu moins de 3 %, permet un optimisme mesuré, au moins pour certains types d’équipements.
La Régulation du Chauffage Individuel et Collectif
L’extrapolation des évaluations passées faisait craindre, pour ce marché, une année 2002 en stagnation par rapport à 2001.
Sans inciter à l’euphorie, le résultat est cependant meilleur, avec un montant estimé à 117,2 millions d’euros, ce qui correspond à près de 3 % de croissance.
Cependant, plus que jamais, le résultat global découle de tendances et influences variées, voire opposées :
Globalement, cette croissance modérée du marché de la Régulation du Chauffage est le résultat d’une augmentation dans le domaine électrique associée à une stagnation du secteur eau chaude.
En ce qui concerne les appareils :
- Les Thermostats d’Ambiance Programmables électroniques l’emportent de plus en plus sur les analogiques qui représentent maintenant moins de 20 % des ventes par les distributeurs.
Le total des deux types est en légère augmentation grâce au marché du chauffage électrique.
Par contre, les ventes aux constructeurs régressent fortement, en particulier dans le domaine des chaudières murales. - Deux tendances à l’installation de matériels plus performants se confirment :
Dans le domaine du chauffage électrique, on constate une forte croissance du nombre de « gestionnaires d’énergie », assurant plusieurs fonctions : programmation, délestage, gestion tarifaire,…
- Pour le chauffage à eau chaude collectif, la victoire des régulateurs communicants est quasi définitive puisqu’ils représentent actuellement plus de 90 % des ventes.
- Plus que jamais, les progrès de l’électronique conduisent à une diminution du prix des fonctions intégrées dans les appareils pour le plus grand bien de l’utilisateur final.
- Les crédits d’impôts, qui continuent à être accordés aux matériels de régulation posés par des installateurs, dans l’habitat existant, constituent une reconnaissance de leur potentiel d’économies d’énergie et une incitation non négligeable pour les utilisateurs.
La Régulation de la Ventilation et de la Climatisation
Le montant estimé pour ce domaine est proche de 66 millions d’euros, en augmentation de 2,6 %.
Cette valeur modeste est à rapprocher de la chute de 4 % enregistrée en 2001.
L’année 2003 apportera une confirmation de la tendance générale mais les résultats des années antérieures n’incitent pas véritablement à l’optimisme.
Les régulations des installations de climatisation sont, en effet, soumises à deux tendances opposées :
- L'une recherche les meilleures performances et privilégie les régulateurs communicants, en particulier les modèles à protocole ouvert, qui représentent plus de 60 % de cette catégorie.
- L'autre consiste à concevoir des installations réduites au strict minimum et à faire appel à des régulations de terminaux simplistes, au détriment du confort et des économies d'énergie.
Cette catégorie limite les dépenses immédiates et tire le marché vers le bas.
Il faut espérer qu’à terme, les dépenses de fonctionnement majorées qui en découlent inévitablement apporteront une prise de conscience salutaire.
Par ailleurs, la répartition des appareils entre Régulation de Climatisation proprement dite et GTB évolue en raison de la capacité de la majorité des régulateurs à communiquer, non seulement entre eux mais avec des systèmes. Le transfert constaté s’effectue au bénéfice des affaires moyennes de GTB, dont le nombre a tendance à augmenter.
II - LA GESTION TECHNIQUE DES BATIMENTS
L’effet « an 2000 » avait engendré pour le marché de la G.T.B. un taux de croissance proche de 5 %. En 2001, la croissance était retombée au taux modeste de 2,1 %.
Le marché 2002, proche de 68 millions d’euros, maintient cette croissance au niveau de 2,5 %.
- Les tendances observées varient suivant les types d'installations.
- Le nombre des installations de moins de 300 points régresse quelque peu et, a fortiori, la part de leur valeur dans le marché global.
- Les affaires moyennes augmentent en nombre et en valeur globale, en particulier dans l'immobilier de Bureaux.
- Le chiffre d'affaires correspondant dépasse 35 % du marché.
- C'est dans cette catégorie d'affaires que les régulateurs communicants de climatisation marquent une nette tendance à être incorporés dans les offres systèmes.
- Les affaires de plus de 1000 points ont tendance à diminuer en nombre et en part du chiffre d'affaires total. Dans les deux dernières catégories, les constructeurs assurent sans difficulté majeure la fédération des différents lots techniques des Bâtiments, grâce à des compétences constamment accrues
III - LES SERVICES
La croissance dont l'an 2000 marquait le sommet avait été suivie, en 2001, d'une nette régression.
Le marché 2002, évalué à 25,3 millions d'euros révèle une chute de l'ordre de 10 %, ce qui le ramène un peu en deçà de 1998.
+ Parmi les causes qui expliquent cet affaiblissement, on peut noter que :
· Les postes centraux utilisent, dans leur très grande majorité, des micro-ordinateurs et les logiciels d'application travaillent sous des systèmes d'exploitation à très grande diffusion. Les prestations liées à leur maintenance sont donc moins accessibles aux constructeurs de GTB.
· Les logiciels d'application, bien standardisés, permettent aux utilisateurs finaux de maîtriser plus aisément leurs systèmes, aidés en cela par les formations largement dispensées par les constructeurs.
· Ces mêmes utilisateurs confient plus souvent des contrats de maintenance à des société de FMS, qui n'en sous-traitent que la partie très spécialisée aux constructeurs.
· La réduction systématique des frais dits " généraux ", plus que jamais d'actualité, touche tous les contrats de maintenance, revus constamment à la baisse.
Seul un juste équilibre entre les prestations et leurs coûts évitera la dégradation à terme des performances des installations.
BILAN 2002
Avec une croissance en l’an 2000, un palier en 2001 et une reprise modérée en 2002, le marché français de la Régulation et de la GTB incite plus à la réserve qu’à l’optimisme.
Cependant, si l’on fait abstraction de la part des services accessibles aux constructeurs, la tendance à la croissance se révèle un peu plus nette puisqu’elle atteint près de 3 %.
Ce chiffre peut conduire à un optimisme prudent, à condition que les économies réalisées sur la maintenance des installations ne se soldent pas par des anomalies de fonctionnement et des surcroîts de consommations d’énergie.
Parmi les faits encourageants de l’année 2002, on peut citer :
+ En Chauffage résidentiel individuel :
· La suprématie des Thermostats d'Ambiance Programmables électroniques qui représentent maintenant plus de 80% de cette catégorie d'appareils.
· La Progression des gestionnaires d'énergie électrique, appareils multifonctions assurant la programmation, le délestage et la gestion tarifaire.
+ En Chauffage résidentiel collectif
· La victoire quasi définitive des régulateurs communicants.
+ Résidentiel individuel et collectif
· La prolongation des crédits d'impôts pour les matériels de régulation du chauffage et de l'eau chaude sanitaire peut influencer favorablement l'équipement des bâtiments existants. Mais ces avantages fiscaux porteront davantage de fruits si l'information est diffusée largement.
L'ACR, qui s'emploie à les faire connaître, est heureusement relayée par l'Ademe dont les brochures grand public remises à jour devraient être plus largement distribuées par ses Points d'Information Energie.
+ Climatisation : Régulation pour terminaux
· La part importante des solutions communicantes, particulièrement à protocole ouvert pourrait constituer la base d'une évolution vers les solutions de qualité.
+ Représentativité de l'ACR
· La société Invensys-Satchwell a été agréée comme membre de l'ACR au cours de l'assemblée générale du 28 janvier 2003.
La représentativité accrue de l'association, si elle lui impose des obligations lui ouvre aussi de nouvelles possibilités d'action.
PERSPECTIVES 2003
En plus de ses actions permanentes, l'ACR va confirmer l'accroissement de sa représentativité dans quelques domaines ciblés :
· Rapprochement avec des organismes majeurs dans les métiers du chauffage et de la climatisation, en particulier l'AICVF.
· Partenariat avec les organisateurs des salons Interclima et Batimat.
· Implication accrue dans l'élaboration de Normes et réglementations relatives à l'utilisation des énergies.
Plus précisément, l'association apportera un maximum de contributions aux actions visant à harmoniser les règles françaises et européennes relatives à son domaine de compétence.
Ces actions seront facilitées par la présence de ses représentants à la tête de plusieurs groupes de travail du CEN/TC 247.
Créée en 1972, l’Association Confort Régulation a pour mission de promouvoir les technologies liées à la Régulation thermique et à la Gestion Technique des Bâtiments en cohérence avec la politique énergétique des pouvoirs publics.
Dans cette optique, l’ACR rassemble les acteurs les plus compétents du marché correspondant. Les 14 constructeurs qui y adhérent actuellement représentent plus de 80 % de ce marché. Chacun apporte sa qualification spécifique et sa compétence technique pour garantir la réussite des actions programmées en commun.
Exemples d’actions de l’ACR
L’Association Confort Régulation informe les consommateurs par une assistance lors de la réalisation de documents techniques, et, chaque année, publie une analyse complète et détaillée du marché français de la Régulation.
L’Association entretient des rapports étroits avec les pouvoirs publics qui la sollicitent pour la rédaction et la mise en forme des textes, documents, normes, données économiques, élaborés sous leur responsabilité.
Cette collaboration s’étend également aux instances européennes, en particulier au CEN/TC 247 dont plusieurs groupes spécialisés sont animés par des membres de l’association.
L’ACR a eu le plaisir de recevoir à Paris, en 2002, les membres de ce comité réunis en commission plénière.
Elle assure également les liaisons avec les organisations professionnelles influentes pour obtenir de leurs adhérents toute l’attention nécessaire à la meilleure utilisation des produits et services de ses membres.
L’ACR contribue à la formation des professionnels chargés du choix, de la mise en œuvre et de la maintenance des dispositifs de contrôle-commande. Elle favorise parmi ses membres le respect d’une déontologie commerciale qui garantit à la clientèle une qualité et un service sans faille.
Au cours de son assemblée générale du 28 janvier 2003, l’Association Confort Régulation a procédé à l’élection de son bureau pour l'année 2003 :
| Président : |
M. Lionel LEFERT (Siemens) |
| Vice-présidents : | M. Loïc HEUZE (Delta Dore) |
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M. Jacques LEMERCIER (Flash) |
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M. Frédéric ROUGE (Danfoss) |
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| Trésorier : |
M. Jean-Michel BASSEUR (Sauter) |
| Délégué Général : |
M. Bernard GONIEAUX |
